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Frugalisme et Fire Mouvement – Différences et Ressemblances

Le mouvement FIRE et le frugalisme sont des idéologies que l’on a tendance à confondre. Cependant, si ceux-ci sont qualifiés de termes différents, c’est pour une bonne raison. Au cours de cet article, les différences et les ressemblances seront donc explicitées afin de vous aider à faire le point.

Le concept du Frugalisme et du mouvement FIRE

Le frugalisme est un concept qui prône un mode de vie simple grâce à la réduction de la consommation. On est souvent tenté d’assimiler cette idéologie à ceux des ermites, des hippies ou des survivalistes. Cependant, elle se traduit plus vers un refus de consumérisme et le refus catégorique de consacrer sa vie au travail. De nombreux frugalistes existent désormais en Europe, sauf que la plupart d’entre eux ne savent pas réellement qu’ils adoptent ce mode de vie. De plus, ce n’est pas réellement une idéologie dont tout le monde a connaissance, puisqu’en fait, les frugalistes eux même, préfèrent ne pas trop se médiatiser.

Le concept du frugalisme ne se base plus sur une société où la réussite sociale est une réussite professionnelle : les classes supérieures et les classes moyennes ont accès à celui-ci. En effet, le fait de consommer moins suppose que l’on ait le choix de réduire sa consommation, si l’on en est obligé, c’est que ce n’est plus du frugalisme.

Intérieur en noir et blanc

Nous pouvons donc en conclure que le frugalisme est l’idée de se concentrer sur nos besoins fondamentaux et non nos désirs. Toutefois, réussir à différencier ce dont on a besoin et nos désirs les plus profonds est assez dur : on est capable de nous convaincre que nos désirs sont des besoins. Ce qui est faux. En fait, si on résume l’idée, le frugalisme ce n’est pas être radin, c’est plutôt de bien analyser notre manière de dépenser afin d’économiser et de trouver un moyen pour investir ces économies. Mais dans quelle finalité ? Afin de pouvoir être libre financièrement, c’est-à-dire être capable de vivre paisiblement sans avoir à se soucier des problèmes d’argents. Ainsi, les adeptes de ce mode de vie pourront profiter d’une vie plus saine et ce, sans être sujet au stress qu’un emploi ou une facture non payée peut provoquer.

Le mouvement FIRE, quant à lui, revêt les mêmes concepts. Un mode de vie beaucoup plus simplifié, qui se résume à économiser, épargner et trouver un bon moyen pour investir.

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Cependant, en ce qui concerne le mouvement FIRE, les procédés utilisés pour économiser sont beaucoup plus stricts. En effet, afin de pouvoir être financièrement indépendant le plus rapidement possible, il va falloir faire des sacrifices. Tandis que le frugalisme est synonyme de se limiter, le mouvement FIRE, lui, peut-être considérer comme « vivre avec le strict minimum ». Pour illustrer cela, il serait important de noter que dans le concept du mouvement FIRE, il faut au moins réussir à économiser 50 à 70 % de son salaire, ce qui est énorme. Il en va de soi que ça sera difficile aux adeptes de cette méthode. Toutefois, les enjeux sont grandioses, c’est pourquoi beaucoup de personnes sont prêtes à sauter le pas.

Les objectifs des deux procédés

Si l’on procède à une analyse réfléchie, on peut comprendre qu’en fait, le frugalisme et le mouvement FIRE ont à peu près les mêmes objectifs.

Homme marchant le long de la piste vers le coucher du soleil

En effet, le but du frugalisme est d’atteindre un mode de vie paisible, sans contrainte d’argent, et surtout sans travail. Le but est donc de réussir à économiser le plus d’argent possible, afin que cet argent puisse travailler de lui-même et aider à subvenir à tous les besoins jusqu’à la mort. Et c’est exactement la même chose pour le mouvement FIRE, mais en étant un peu plus accéléré. En fait, on peut dire que le mouvement FIRE est un procédé beaucoup plus rapide que le frugalisme pour atteindre ce but cité ultérieurement.

En résumé, le but principal est donc d’atteindre l’indépendance financière, afin de pouvoir ensuite profiter d’une bonne vie, sans se soucier de l’argent, ou même de son patron. La seule différence des deux concepts est l’intensité des efforts à fournir pour atteindre ce but.

Pour qui sont-elles destinées ?

Généralement, les personnes qualifiées de frugalistes sont des personnes issues de la classe moyenne et diplômés d’études supérieures. Leurs revenus sont donc tout de même confortables. Toutefois ces personnes, pour la plupart, sont désintéressées par leurs postes (aucun épanouissement). Dans la plupart des cas, ces personnes finissent par remettre en cause leurs choix professionnels, voire l’idée de travailler en lui-même. L’activité professionnelle qu’elles pratiquent commence à manquer de sens et n’est plus perçue que comme moyen de gagner de l’argent (afin de vivre). Les frugalistes sont donc des personnes qui exploitent le système du mieux qu’ils peuvent, afin de pouvoir la quitter. En France, les frugalistes ne préfèrent pas être médiatisés et préfèrent garder leurs modes de vie pour eux. Et une grande majorité n’est même pas consciente de leurs adhésions pour ce mode de vie.

Intérieur de style minimaliste moderne

Le mouvement FIRE, quant à lui, nécessite une personne déterminée et motivée. En effet, le mouvement FIRE est un concept assez difficile à appliquer, puisqu’il nécessite beaucoup d’efforts. Il est déconseillé qu’une personne désirant juste quitter son travail, parce que celui-ci ne lui plait pas, adhère au mouvement. En fait cette personne, avant de se lancer doit se demander si son travail ne lui aspire pas juste toute son énergie vitale (pour rien). Ce concept n’est donc pas pour les personnes désirant être riches ou les personnes qui détestent juste leur travail.

Les limites des deux procédés

Le mouvement FIRE revêt tout de même quelques limites qui pourraient démotiver les personnes y adhérant. En effet, ce mode de vie implique beaucoup de sacrifices (contrôle des dépenses et des heures passées à gérer ses investissements). Les risques de perte d’argent (durement économisé) en investissement ne sont jamais bien loin. Donc en y adhérant, on risque de se trouver sans rien. Cette indépendance financière que l’on qualifiait de calme ne sera pas si calme que ça. Puisqu’il va falloir procéder à la gestion de ces investissements pour ne rien perdre.

Il en va de même pour le Frugalisme. Les risques sont identiques. Mais les frugalistes ont beaucoup moins à perdre que les personnes adeptes au mouvement FIRE, sachant que ceux-ci y ont consacré une grande majorité de leurs économies.

Utilisation de l’argent économisé

L’argent, si durement économisé, ne doit pas dormir. Il va falloir l’investir si on veut atteindre le but fixé. Ainsi, plusieurs procédés d’investissement sont disponibles de nos jours.

Homme marchant le long de la piste vers le coucher du soleil

Investissement dans l’immobilier locatif ou direct : Généralement, c’est le mode d’investissement le plus utilisé, surtout si l’on veut se créer un revenu pour plus tard. Cependant, pour cette idée d’investissement, la rentabilité est assez faible si l’on n’a pas les connaissances suffisantes. De plus, il faut noter que le monde de l’immobilier, que l’on décide d’investir dans du « vide », ou du « meublé », c’est beaucoup de travail. Notons par exemple qu’il va falloir trouver les locataires, les entretenir, effectuer des travaux (de rénovation ou d’entretien) dans l’immeuble en question. Ce n’est pas un investissement facile, il requiert un minimum d’effort.

Investissement dans les SPCI : L’investissement dans des SPCI est un investissement à très long terme, mais qui ne nécessite pas autant d’effort que dans l’immobilier. En effet, si l’on décide d’adhérer à cette méthode d’investissement, tout est déjà fait pour nous (par des entreprises spécialisées), particulièrement la gestion des patrimoines.

Investissement en bourse : Lorsque l’on investit en bourse, encore une fois, il va falloir faire des efforts afin de suivre de près les investissements. Entrer en bourse n’est pas chose facile, et les risques sont nombreux. Le taux de rentabilité est bon, mais cela implique une potentielle perte d’argent rapide. C’est pourquoi il va falloir faire très attention. Cet investissement requiert un minimum de connaissance en la matière afin de ne pas sombrer sous la faillite.

Quand faut-il s’arrêter d’économiser ?

La somme totale à investir, c’est-à-dire la somme totale à économiser, suit généralement la règle des 4 %. En d’autres termes, il suffit de multiplier les dépenses annuelles par 25. Ces calculs se basent sur les valeurs boursières américaines, qui augmentent de 7 % par an et l’inflation de 3 %. Ainsi, si l’on se fie à la logique, les 4 % restants seront des bénéfices obtenus, sans que le capital ait à diminuer.

Je développe beaucoup plus ce point dans l’article : https://firemouvement.fr/comment-prendre-sa-retraite-grace-au-mouvement-fire/

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